jeudi 22 juillet 2010

JOURNEE PONCTUELLE AU CD DE RIOM

Vendredi 11 Décembre 2009 , Le GENEPI Clermont a participé à une journée ponctuelle au Centre de Détention de RIOM en partenariat avec Amnesty International.

Cette année, Amnesty a monté un projet autour du XXème anniversaire de la
Convention internationale des droits de l'enfance de 1989.
Le GENEPI a contribué à cette action en participant à une après-midi autour du thème "La peine de mort et les mineurs".

Une douzaine de détenus étaient présents, ce qui est encourageant pour le petit établissement qu'est le Centre de détention.


L'après midi a tourné autour de
4 moments forts:

> L'intervention d'une bénévole d'Amnesty international spécialisée dans les enfants. Elle a plus spécifiquement parlé de pays qui autorisait la Peine de mort pour les mineurs.

> L'intervention du GENEPI.

Nous avons davantage parlé de la peine de mort en général, en proposant des supports papier de cartes (Europe et Monde), et d'extraits de divers films ou documentaires. Puis nous avons parlé de la peine de mort chez les mineurs. Divers débats ont eu lieu pendant notre intervention suite à des questions de notre part : que pensez vous de la peine de mort ? Faut il juger les enfants différemment des adultes et pourquoi ? Les avis, contrairement à ce qu'on pourrait penser, étaient assez partagés

> La signature des lettres utilisées par Amnesty International pour ensuite qu'elles soient envoyées aux différents Etats ciblés par leur action, qui pratiquent encore la peine de mort chez les mineurs. Tout cela, autour d'une boite de chocolats pour les fêtes de fin d'année.

>

Enfin, la visite de l'atelier de marqueterie située au même étage que la salle de classe a clôturé cette journée. Ils nous a montré diverses boites qu'ils ont réalisées en nous expliquant les techniques et outils qu'ils utilisent.


Cette après-midi a été à la fois enrichissante pour nous, pour les personnes d'Amnesty, mais également (d'après la RLE : Référente locale de l'enseignement), pour les détenus qui ont apprécié les supports et le dynamisme de l'intervention.


> Cette intervention a également été mise en place à la
Maison d'arrêt de RIOM, deux semaines plus tard auprès des hommes, mais également dans le quartier femmes.

mercredi 21 juillet 2010

VOEUX 2010




Toute l'équipe du GENEPI - Clermont Ferrand, vous souhaite ses meilleurs voeux pour l'année 2010.

LE CENTRE DE DETENTION DE RIOM


Le centre de détention de Riom est installé dans un ancien cloître dont certains bâtiments datent du XIIe siècle.
Devenu prison en 1820, il accueille de façon continue des condamnés à de longues peines jusqu'en 1957, date à laquelle l'établissement est fermé pour cause de vétusté. A sa réouverture en 1975, l'établissement est classé "centre de détention" . De nouveau fermé en 1984 pour restructuration, c'est sous le statut de "maison centrale" qu'il est rendu opérationnel en 1988 après une rénovation totale de la partie détention.
Depuis mai 2003, l'établissement fonctionne à nouveau sous le régime du "centre de détention" et accueille 164 détenus condamnés à de moyennes et longues peines.
Situé au centre ville, le centre de détention de Riom se divise en deux groupes de bâtiments distincts. Autour du "cloître" se répartissent les bâtiments administratifs et les ateliers de travail pénitentiaire et au delà, les bâtiments de détention.
Un centre de détention accueille les condamnés d'un an et plus considérés comme présentant les perspectives de réinsertion les meilleures. A ce titre, les CD ont un régime de détention principalement orienté vers la resocialisation des détenus.


> Travail

Activités

Effectif employé

Surfaces d'atelier

Menuiserie
Montages, assemblages, petits usinages
Confection
Façonnage, conditionnements

45

1 250 m²



> Formation professionnelle

Formation

Places

Diplômes

Durée en mois

peinture / pose de revêtements

12

CAP*

9

hygiène des locaux

20

préqualif.

1

* CAP : certificat d'aptitude professionnelle

Source : http://www.annuaires.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10113&ssrubrique=10125&article=10789



Des informations complémentaires et des photos sont disponibles sur les sites ci-dessous:



> Reportage photo au CD de Riom :

http://simon.jourdan.photos.pagesperso-orange.fr/txtriom.html


> Article de journal sur l'avenir du CD de Riom:

http://www.lamontagne.fr/editions_locales/riom/un_nouveau_centre_penitentiaire_a_riom_et_la_maison_d_arret_du_puy_maintenue@CARGNjFdJSsGFx0NCx0-.html


> "Reportage en prison" :

http://www.planet.fr/mag/reportage-en-prison.11859.2.html

http://www.planet.fr/mag/reportage-en-prison.11859.html


LA MAISON D'ARRET DE RIOM


Construite en 1860, la maison d'arrêt de Riom est un établissement qui se caractérisait par un hébergement en dortoirs collectifs. Elle se compose de cinq corps de bâtiments, occupant 4 650m² environ sur deux niveaux.
Une maison d'arrêt reçoit les prévenus (détenus en attente de jugement) ainsi que les condamnés dont le reliquat de peine n'excède pas, en principe, un an lors de leur condamnation définitive.


> Travail

Activités

Effectif employé

Surfaces d'atelier

Façonnage, conditionnements

15

120 m²


> Formation professionnelle

Formation

Places

Diplômes

Durée en mois

hygiène des locaux

16

préqualif.

1

rénovation de bâtiment

20

préqualif.

3

placements à l'extérieur métiers "verts"

20

-

2

Source : http://www.annuaires.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10113&ssrubrique=10125&article=10790


Source : http://www.frenchlines.com/images/image_fr.php?image=4271

LA MAISON D'ARRET DE CLERMONT-FERRAND



La maison d'arrêt de Clermont-Ferrand a été mise en service au début du XIXe siècle dans les bâtiments d'un ancien couvent datant du XVIe siècle. Elle est située en centre ville et jouxte la mairie. Les rues étroites et l'absence de place de stationnement rendent l'accès difficile.
Une maison d'arrêt reçoit les prévenus (détenus en attente de jugement) ainsi que les condamnés dont le reliquat de peine n'excède pas, en principe, un an lors de leur condamnation définitive.


> Travail

Activités

Effectif employé

Surfaces d'atelier

Façonnage, conditionnements

Montages, assemblages, petits usinages

25

50 m²


> Formation professionnelle

Formation

Places

Diplômes

Durée en mois

Métiers du bâtiment

8

préqualif.

11 semaines

Source : http://www.annuaires.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10113&ssrubrique=10125&article=10788


Des informations complémentaires sont disponibles sur les sites ci-dessous:

> Article de journal sur les conditions d'incarcération à la MA de Clermont-Ferrand: http://www.lamontagne.fr/editions_locales/clermont_ferrand/maison_d_arret_de_clermont_ferrand_des_conditions_d_incarceration_indignes@CARGNjFdJSsHFx0CARw-.html


> La fête de la musique à la Maison d'arrêt de Clermont → Vidéo:

http://www.youtube.com/watch?v=9AI3p0cZfZ8


LES DIFFERENTS ETABLISSEMENTS PENITENTIAIRES

En France, les 194 établissements pénitentiaires peuvent être divisés en deux grandes catégories :

- Les maisons d’arrêt

- Les établissements pour peine


> Les 111 maisons d’arrêt :

Elles accueillent les inculpés, prévenus et accusés pendant leur détention provisoire.

Elles accueillent également les personnes condamnées dont, en théorie, le reliquat de peinen’excède pas un an lors de leur condamnation définitive. En réalité, il est courant de rencontrer des condamnés qui effectuent plusieurs années de détention en maison d’arrêt après leur condamnation définitive. De même, la loi prévoit que les condamnés doivent être placés dans un quartier distinct, ce qui n’est pas toujours appliqué dans les faits.

Les maisons d’arrêt ne sont pas soumises au principe du numerus clausus, elles doivent donc accueillir toutes les personnes qui leur sont envoyées par la justice. Ce sont les seuls établissements pénitentiaires confrontés au problème de la surpopulation carcérale. Il est fréquent de trouver deux, voire trois détenus dans une cellule de 9m² prévue pour une personne.

Il existe au moins une maison d’arrêt par département (sauf dans le Gers).


> Les établissements pour peine :

Ils accueillent uniquement des personnes qui sont condamnées définitivement. Ils se subdivisent en centres de détention, maisons centrales, centres de semi-liberté et centres pour peines aménagées. Les établissements pour peine sont soumis au principe du numerus clausus, c'est-à-dire qu’ils ne peuvent pas accueillir plus de détenus qu’ils n’ont de places disponibles.

Les 23 centres de détention sont des établissements orientés vers la resocialisation des condamnés. Ils accueillent les personnes condamnées à de courtes peines ou celles qui présentent des possibilités concrètes de réinsertion sociale. Ces établissements appliquent le système des portes ouvertes, les détenus peuvent sortir librement de leur cellule le matin et l’après-midi.

Les 4 maisons centrales reçoivent les personnes condamnées à une longue peine ou présentant des risques. Ces établissements ont un régime de sécurité renforcée.

Les 13 centres de semi-libertéaccueillent les personnes condamnées soumises au régime de semi-liberté. Ces personnes sont incarcérées la nuit et peuvent sortir la journée pour exercer une activité professionnelle, chercher un travail ou participer à une formation.

Il existe 1 centre pour peines aménagées qui accueille les condamnés volontaires soumis au régime de la semi-liberté, ceux faisant l’objet d’un placement à l’extérieur, et les condamnés dont le reliquat de peine est inférieur à un an afin de leur permettre d’accomplir leur projet de réinsertion.


Les centres pénitentiaires sont des établissements qui regroupent au moins deux quartiers différents. Par exemple, le centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville comprend un centre de détention pour hommes, une maison d’arrêt pour hommes et une maison d’arrêt pour femmes.

Enfin, les 6 établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM) peuvent accueillir les enfants âgés de 13 à 18 ans, qu’ils soient détenus provisoirement ou condamnés définitivement. Chaque EPM peut héberger au maximum 60 garçons et filles.


(Merci au GENEPI Nancy pour le texte)


DEVENIR BENEVOLE

Le recrutement des bénévoles se fait à Clermont-Ferrand, comme dans toutes les autres villes de France où il existe un groupement GENEPI, dès le mois de Septembre.

/!\ Le recrutement se termine souvent aux alentours de la première formation obligatoire, vers la mi-octobre.

Ci-dessous les démarches à réaliser pour pouvoir intégrer notre association.

> Des conditions à remplir

· Etre étudiant
· Avoir un casier judiciaire vierge
· S'acquitter de la cotisa
tion de 16€ et de la participation aux frais de formation de 24€


> Une réunion d'information


Pour entrer dans l'association, il est tout d'abord préférable d’assister à une réunion d'information qui vous permettra de mieux cerner le monde carcéral et le fonctionnement de l'association.

A Clermont-Ferrand nous organisons des réunions d'information dès la rentrée de Septembre à Gergovi Lettres et Carnot. Mais nous posons également des affiches dans toutes les facultés et écoles de la ville, ou des stands, afin de vous tenir au courant des heures et lieux des réunions d'information.


> Un "entretien"


Suite à la réunion d'information, un entretien vous sera proposé avec les responsables du groupe duquel vous postulez. Cet entretien permettra de connaître vos disponibilités et vos motivations à intégrer l'association. Les responsables de groupe pourront également répondre à vos questions et vous aider à mettre en place votre projet pédagogique.


> ETRE MEMBRE DU GENEPI C'EST :

- C'est s'engager à consacrer une demi-journée par semaine pour assurer les ACTIVITES EN DETENTION.

- C'est participer aux REUNIONS DE GROUPE qui ont généralement lieu une fois par mois.

- C'est s'impliquer dans des ACTIONS d'ISP (information et sensibilisation du public) afin de sensibiliser aux problématiques prison-justice et réinsertion des personnes incarcérées.

- C'est s'engager à participer aux 4 FORMATIONS OBLIGATOIRES de l'année.

LE PASSE MURAILLE : La revue du GENEPI

D'abord "Lettre du GENEPI" pendant 30 ans, et 67 numéros, elle s'appelle aujourd'hui LE PASSE-MURAILLES, et prend la forme d'une revue bimestrielle.

Si le nom a changé, l'objectif reste identique : 

le Passe-Murailles propose d'informer de façon claire, objective et approfondie sur l'actualité pénitentiaire et judiciaire. 

Ses articles sont majoritairement écrits par des étudiants de l'association, qui se sont spécialisés sur certains volets du monde carcéral. 

L'équipe éditoriale se veut néanmoins ouverte aux autres associations oeuvrant dans le domaine carcéral mais aussi à la participation des chercheurs et des professionnels de la justice qui enrichissent le Passe-Muraillesde leurs points de vue.


Chaque parution fait l'objet d'un grand dossier, constituant un numéro de référence sur le thème traité.



Le Passe-Murailles souhaite certes informer sur l'actualité pénitentiaire et judiciaire, mais aussi sur l'actualité culturelle, présentant divers films, ouvrages, pièces de théâtre consacrés à la prison. 

Au-delà de sa fonction d'information du public sur les questions prison-justice et réinsertion, Le Passe-Murailles est un outil de formation continue des bénévoles. Distribué gratuitement tous les deux mois aux 1300 membres de l'association, il permet à ces derniers d'approfondir leurs connaissances sur des thèmes précis tels que la récidive, la loi pénitentiaire, la culture en détention etc. Le Passe-Murailles se veut aussi être une revue ouverte à l'extérieur. C'est pourquoi un abonnement à l'édition papier est proposée ainsi qu'une inscription à une newsletter.



LEXIQUE

Accusé: Personne soupçonnée d'avoir commis un crime, et contre laquelle l'Etat engage des poursuites devant la Cour d'assises.

Adages: Actes des assises du GENEPI.

BN: Bureau National du GENEPI.

CD: Centre de Détention.

Centre de détention: Prison qui n'accueille que des personnes définitivement condamnées et dont le régime doit être orienté vers la réinsertion.

Centre de semi-liberté: Prison qui accueille les personnes qui doivent rester une partie de la journée en détention, et qui peuvent sortir à l'extérieur pendant le reste de la journée pour travailler, rechercher un emploi ou suivre une formation.

Centre pénitentiaire ou CP : Prison qui regroupe plusieurs quartiers différents, par exemple, une maison d'arrêt et un centre de détention.

Centre pour peines aménagées: Prison qui accueille les condamnés volontaires soumis au régime de la semi-liberté, ceux faisant l’objet d’un placement à l’extérieur, et les condamnés dont le reliquat de peine est inférieur à un an afin de leur permettre d’accomplir leur projet de réinsertion.

CIP: Conseiller d'Insertion et de Probation.

Contravention: Catégorie d'infractions la moins grave pour laquelle la sanction ne peut pas être une peine d'emprisonnement.

Crime: Catégorie d'infractions la plus grave pour laquelle la loi prévoit des peines de réclusion ou détention allant de plus de 10 ans à la perpétuité.

CSL: Centre de Semi-Liberté.

DDJS: Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports.

DR: Délégué(e) régional(e) du GENEPI.

Délit: Catégorie d'infractions dont l'auteur encourt une peine correctionnelle. Les peines correctionnelles peuvent aller jusqu'à 10 ans d'emprisonnement.

Détention provisoire: Emprisonnement des mis en examen pendant l'information judiciaire ou des prévenus jusqu'à leur jugement.

EPM: Etablissement Pénitentiaire pour Mineurs. Prison qui accueille uniquement les enfants de 13 à 18 ans détenus provisoirement ou condamnés à une peine d'emprisonnement.
Etablissement pour peines: Prison qui n'accueille que des personnes définitivement condamnées. Les établissements pour peines sont les centres de détention, les maisons centrales, les centres de semi-liberté et les centres pour peines aménagées.

FLE: Français Langue Etrangère.

GLCP: Groupe Local de Concertation Prison.
Inculpé: Personne soupçonnée d'une infraction par le juge d'instruction pendant la procédure d'instruction. Remplacé par "personne mise en examen" depuis 1994.

ISP: Information et Sensibilisation du Public.

JAP: Juge d'application des peines.

JPJ: Journée Prison Justice

JPP: Journée Parlementaires Prison.

JRFP: Journées Régionales de Formation Pédagogique.

MA: Maison d'Arrêt.

Maison centrale: Prison qui n'accueille que des personnes définitivement condamnées à une peine supérieure à 5 années d'emprisonnement, et où le r
égime de sécurité est encore plus important que dans les autres établissements pénitentiaires.

Maison d'arrêt: Prison dans laquelle sont enfermés les personnes non définitivement condamnées ainsi que celles condamnées définitivement mais dont la peine où le reliquat de peine est inférieur à un an.

Mis en examen: Personne soupçonnée d'une infraction par le juge d'instruction pendant la procédure d'instruction.

Mitard: Quartier disciplinaire.

Numerus clausus: Principe selon lequel un établissement pour peines ne doit pas accueillir plus de personnes détenues qu'il n'en a la capacité.

OIP: Observatoire International des Prisons.

Passe-Murailles: Revue publiée par le GENEPI.

Placement à l'extérieur: Mesure qui permet à une personne condamnée à une peine privative de liberté d'exécuter sa peine à l'extérieur pour des motifs professionnels, familiaux ou sociaux. La personne est alors confiée, la plupart du temps, à une association. Plus rarement, elle peut être hébergée par un proche.

Prévenu: Personne contre laquelle l'Etat engage des poursuites devant une juridiction en matière de contraventions ou de délits.

Réclusion criminelle: Peine privative de liberté en matière de crime de droit commun.

RLE: Responsable Local de l'Enseignement.

SPIP: Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation.

TGI: Tribunal de Grande Instance.

UVF: Unité de Vie Familiale.

WERF: Week-End Régional de Formation.

WERG: Week-End de formation des Responsables de Groupe.

WIFI: Week-end de formation à l'Intervention auprès de publics FLE ou Illettrés

CHARTE DU GENEPI

01 La vocation du GENEPI est de participer au décloisonnement de la prison en établissant un lien entre les détenus et le monde extérieur.

02 Le GENEPI est une association sans affiliation partisane ni religieuse. Il est indépendant de toute institution quant à sa réflexion et ses prises de position.

03 Le GENEPI, association citoyenne, attachée au respect des Droits de l'Homme, a le devoir de rendre compte de leurs violations éventuelles.

04 Le GENEPI est constitué d'étudiants y exerçant leur citoyenneté. La Justice étant rendue notamment en leur nom, le GENEPI se réserve le droit de faire part de ses réflexions auprès des citoyens et de leurs représentants.

05 Le GENEPI considère que toute peine doit nécessairement permettre la réinsertion dans la société.

06 Le GENEPI est opposé à toute peine et tout traitement inhumain ou dégradants. Il est opposé à la peine de mort.

07 Le GENEPI contribue à l'exercice du droit au savoir des détenus.

08 Dans toutes ses activités, le GENEPI est indifférent au passé pénal des détenus.

09 La qualité des interventions du GENEPI nécessite la plus grande concertation avec les différents partenaires concernés.

10 Dans le cadre de l'information et de la sensibilisation du public, le GENEPI rappelle que son devoir de témoignage s'accompagne du souci de la plus grande honnêteté.

11 La diversité de provenance des étudiants qui composent le GENEPI est un atout majeur de la qualité de son action.

12 L'action du GENEPI nécessite la formation des membres de l'association.

13 L'action au sein du GENEPI est indissociable d'une réflexion sur le système pénal et judiciaire.

14 La réflexion sur l'action et la politique du GENEPI doit être permanente et menée par ses membres.


PRESENTATION DU GENEPI

Puisque la prison reste une zone d'ombre pour la société, nous nous efforçons de la rendre visible
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Plus de 60 000 personnes sont détenues dans les prisons françaises. Cet univers encore trop méconnu reste séparé et oublié de la société.
Conscients de leur responsabilité de citoyens, 1300 étudiants ont décidé d'agir pour la réinsertion des personnes incarcérées au sein de l'association GENEPI par deux types d'actions :
- Le soutien scolaire et des activités culturelles en milieu carcéral
- La sensibilisation du public aux problématiques de la prison.


UNE MISSION ORIGINALE

Le GENEPI est une association de loi 1901 à but non lucratif, sans affiliation politique ni religieuse.

Son objet est de "collaborer à l'effort public en faveur de la réinsertion sociale des personnes incarcérées par le développementde contacts entre les étudiants de l'enseignement supérieur et le monde pénitentiaire" (art. 3 des Statuts).


LES ACTIONS DU GENEPI

Une intervention avec le GENEPI c'est donc avant tout une rencontre.
Une rencontre entre deux univers.

Cette rencontre est rendu possible par l'existence d'un projet commun entre la personne détenue et l'étudiant.
La diversité des compétences des étudiants permet ainsi de répondre à des demandes diverses.

> Les interventions en détention:


On peut noter 4 domaines ou types d'interventions :

- Le soutien scolaire, en individuel ou en collectif, dans le cadre de la préparation d'un examen ou simplement d'un approfondissement
- Les ateliers culturels ou socio-éducatifs, revue de presse, réalisation d'un journal au sein de la détention, jeux de société, cinéma, musique...
- Les activités se rapprochant de la formation professionnelle, code de la route, retour à l’emploi, rédaction de C.V., secourisme…
- Les activités ponctuelles, concerts, tournois sportifs. Le GENEPI a aussi organisé une campagne d’information et de sensibilisation au vote en détention à l’occasion des élections de 2007 et 2008.

Ces activités complètent les dispositifs déjà existants en milieu carcéral : elles se déroulent aussi bien en Maisons d’arrêt qu’en établissement pour peine ou dans des établissements accueillant des mineurs, auprès des prévenus comme des condamnés, des adultes, hommes, femmes, et mineurs.

En 2008, 32 400 heures de cours et d’activités ont été dispensées en détention.


> L’information et la sensibilisation du public



C’est parce que nous considérons qu’il y a un « après » la prison, que nous organisons en milieu scolaire et à l’extérieur, des évènements et allons à l’encontre de la société. Celle-ci doit être prête à accueillir des sortants de prison, pour assurer la réinsertion des personnes détenues. Ces événements sont de différentes natures : distributions de questionnaires, ciné-débats, conférences, expositions, lectures de textes…


ASSURER DES INTERVENTIONS DE QUALITE

De nombreux professionnels interviennent en détention. Le GENEPI, par sa composition d’étudiants jeunes et bénévoles, ne peut se substituer à eux. Pour autant, les actions menées par le GENEPI se doivent d’être de qualité.
La formation des membres est donc une préoccupation majeure pour notre association.
Les formations sont nombreuses, denses et obligatoires, régionales ou nationales. Elles permettent l’échange entre les membres de l’association et des professionnels. Toutes les thématiques liées au milieu carcéral sont abordées : illettrisme, réglementation et sécurité, pédagogie, droit et justice…
Elles répondent à différents besoins : la construction d’un projet pédagogique, mais aussi l’approfondissement des connaissances sur la prison et sur la justice. Ces formations permettent la cohésion de nos actions tout en mettant en valeur la diversité de celles-ci.


REFLECHIR SUR LE MILIEU CARCERAL

Conscient de la complexité du monde carcéral, le GENEPI accorde une part importante à la réflexion. Des temps lui sont consacrés notamment lors des formations où se rencontrent bénévoles et spécialistes.
Ainsi les Assises nationales du GENEPI (au mois d’Avril), proposent des thèmes de réflexion liés au milieu carcéral. A l’issu de ces Assises, des prises de position sont adoptées. Celles-ci servent à orienter l’action de l’association.

Dans cette même optique, le GENEPI participe à différents collectifs associatifs sur les questions prisons/justice.
Il publie également tous les deux mois une revue, le Passe-Muraille, qui veut être un outil de réflexion solide sur les questions sociales, pénales et pénitentiaires.


LE GENEPI EN QUELQUES CHIFFRES

1300 bénévoles qui interviennent dans 88 établissements pénitentiaires sur tout le territoire français.
64 groupes locaux coordonnés par 160 responsables de groupes.
8 délégations régionales chacune étant coordonnée par un délégué régional
1 bureau national composé d’un président, d’un trésorier, d’un secrétaire national et de deux vice-présidents.
3 salariés
1 Conseil d’administration, responsable du projet associatif, il oriente et contrôle l’action de l’association.


NOS MEMBRES D’HONNEUR

M. Robert BADINTER, sénateur des Hauts-de-Seine, ancien Garde des Sceaux, ancien président du Conseil Constitutionnel.
M. Lionel STOLERU, Ancien Ministre
M. Pierre Victor TOURNIER, Directeur de recherche au CNRS
M. Joël GARD, ancien Directeur du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation du Calvados.