Puisque la prison reste une zone d'ombre pour la société, nous nous efforçons de la rendre visible
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Plus de 60 000 personnes sont détenues dans les prisons françaises. Cet univers encore trop méconnu reste séparé et oublié de la société.
Conscients de leur responsabilité de citoyens, 1300 étudiants ont décidé d'agir pour la réinsertion des personnes incarcérées au sein de l'association GENEPI par deux types d'actions :
- Le soutien scolaire et des activités culturelles en milieu carcéral
- La sensibilisation du public aux problématiques de la prison.
UNE MISSION ORIGINALE
Le GENEPI est une association de loi 1901 à but non lucratif, sans affiliation politique ni religieuse.
Son objet est de "collaborer à l'effort public en faveur de la réinsertion sociale des personnes incarcérées par le développementde contacts entre les étudiants de l'enseignement supérieur et le monde pénitentiaire" (art. 3 des Statuts).
LES ACTIONS DU GENEPI
Une intervention avec le GENEPI c'est donc avant tout une rencontre.
Une rencontre entre deux univers.
Cette rencontre est rendu possible par l'existence d'un projet commun entre la personne détenue et l'étudiant.
La diversité des compétences des étudiants permet ainsi de répondre à des demandes diverses.
> Les interventions en détention:

On peut noter 4 domaines ou types d'interventions :
- Le soutien scolaire, en individuel ou en collectif, dans le cadre de la préparation d'un examen ou simplement d'un approfondissement
- Les ateliers culturels ou socio-éducatifs, revue de presse, réalisation d'un journal au sein de la détention, jeux de société, cinéma, musique...
- Les activités se rapprochant de la formation professionnelle, code de la route, retour à l’emploi, rédaction de C.V., secourisme…
- Les activités ponctuelles, concerts, tournois sportifs. Le GENEPI a aussi organisé une campagne d’information et de sensibilisation au vote en détention à l’occasion des élections de 2007 et 2008.
Ces activités complètent les dispositifs déjà existants en milieu carcéral : elles se déroulent aussi bien en Maisons d’arrêt qu’en établissement pour peine ou dans des établissements accueillant des mineurs, auprès des prévenus comme des condamnés, des adultes, hommes, femmes, et mineurs.
En 2008, 32 400 heures de cours et d’activités ont été dispensées en détention.
> L’information et la sensibilisation du public

C’est parce que nous considérons qu’il y a un « après » la prison, que nous organisons en milieu scolaire et à l’extérieur, des évènements et allons à l’encontre de la société. Celle-ci doit être prête à accueillir des sortants de prison, pour assurer la réinsertion des personnes détenues. Ces événements sont de différentes natures : distributions de questionnaires, ciné-débats, conférences, expositions, lectures de textes…
ASSURER DES INTERVENTIONS DE QUALITE
De nombreux professionnels interviennent en détention. Le GENEPI, par sa composition d’étudiants jeunes et bénévoles, ne peut se substituer à eux. Pour autant, les actions menées par le GENEPI se doivent d’être de qualité.
La formation des membres est donc une préoccupation majeure pour notre association.
Les formations sont nombreuses, denses et obligatoires, régionales ou nationales. Elles permettent l’échange entre les membres de l’association et des professionnels. Toutes les thématiques liées au milieu carcéral sont abordées : illettrisme, réglementation et sécurité, pédagogie, droit et justice…
Elles répondent à différents besoins : la construction d’un projet pédagogique, mais aussi l’approfondissement des connaissances sur la prison et sur la justice. Ces formations permettent la cohésion de nos actions tout en mettant en valeur la diversité de celles-ci.
REFLECHIR SUR LE MILIEU CARCERAL
Conscient de la complexité du monde carcéral, le GENEPI accorde une part importante à la réflexion. Des temps lui sont consacrés notamment lors des formations où se rencontrent bénévoles et spécialistes.
Ainsi les Assises nationales du GENEPI (au mois d’Avril), proposent des thèmes de réflexion liés au milieu carcéral. A l’issu de ces Assises, des prises de position sont adoptées. Celles-ci servent à orienter l’action de l’association.
Dans cette même optique, le GENEPI participe à différents collectifs associatifs sur les questions prisons/justice.
Il publie également tous les deux mois une revue, le Passe-Muraille, qui veut être un outil de réflexion solide sur les questions sociales, pénales et pénitentiaires.
LE GENEPI EN QUELQUES CHIFFRES
1300 bénévoles qui interviennent dans 88 établissements pénitentiaires sur tout le territoire français.
64 groupes locaux coordonnés par 160 responsables de groupes.
8 délégations régionales chacune étant coordonnée par un délégué régional
1 bureau national composé d’un président, d’un trésorier, d’un secrétaire national et de deux vice-présidents.
3 salariés
1 Conseil d’administration, responsable du projet associatif, il oriente et contrôle l’action de l’association.
NOS MEMBRES D’HONNEUR
M. Robert BADINTER, sénateur des Hauts-de-Seine, ancien Garde des Sceaux, ancien président du Conseil Constitutionnel.
M. Lionel STOLERU, Ancien Ministre
M. Pierre Victor TOURNIER, Directeur de recherche au CNRS
M. Joël GARD, ancien Directeur du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation du Calvados.
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